Développement de la boulangerie au Sénégal et utilisation des ressources locales


Partenaires
L’association « ONG SOS Environnement ». Le projet implique également une coopérative de boulangères du Sénégal, coordonnée par l’ONG.
Créée en 1986 et reconnue comme ONG en 1998, SOS Environnement est une organisation de recherche scientifique spécialisée dans les domaines de la nutrition humaine et animale, ainsi que de la valorisation des produits naturels situé à Dakkar au SENEGAL.
Responsable du projet
Abdou Rahmane Tamba, Président de l’ONG SOS Environnement.
Lieu du déroulement
Principalement à Dakar et à Ngaparou où l’ONG dispose d’un centre de recherche équipé d’un four rotatif).
Objet du projet
- Améliorer la qualité nutritionnelle du pain et valoriser les ressources locales (moringa, algues, céréales, tubercules) en identifiant les bonnes pratiques et techniques de cuisson durables.
- Favoriser la production de pain en soutenant une coopérative de femmes boulangères pour créer des emplois et tester les solutions nutritionnelles identifiées..
Date de début du projet
17 août 2019 – Déroulé du projet :
- Embauche d’un chargé de mission (Ibrahima Thiao) pour une durée de 6 mois à compter du 1er septembre 2019 pour réaliser l’étude technique et économique (recettes, circuits d’approvisionnement, coûts).
- Production d’un rapport pour un projet de coopérative de boulangères
- Mise en œuvre de la phase de production avec la coopérative de boulangères
Etat d’avancement
Le projet a été fortement ralenti par la pandémie de COVID-19.
Ibrahima Thiao a quitté le projet après sa mission de 6 mois pour un autre emploi.
En mai 2021, l’ONG a proposé de relancer les activités en utilisant le reliquat de financement pour appuyer un groupe de femmes produisant du pain enrichi et un groupe de bénévoles assurant le coaching.

Plusieurs ingrédients locaux ont été testés ou identifiés pour enrichir le pain dans le cadre du projet mené par l’ONG SOS Environnement et ses partenaires :
- Le moringa : Identifié pour ses intérêts nutritionnels, il a été utilisé sous différentes formes pour produire des variantes de pains spéciaux.
- Les algues marines : Elles sont étudiées comme complément nutritionnel pour améliorer la qualité des céréales et ont été testées lors de journées de dégustation.
- La patate douce : Ce féculent, particulièrement la variété africaine à tégument blanc riche en antioxydants, est très prometteur. Un pain à la patate douce, apprécié pour ses qualités organoleptiques et nutritionnelles, a d’ailleurs fait l’objet d’une journée de dégustation spécifique en décembre 2019.
- Les céréales locales : Le projet prévoit l’utilisation du mil, du maïs, du fonio et du riz.
- Les légumineuses : Le niébé (haricot africain) est notamment cité dans les livrets de recettes et les travaux des chercheurs associés.
- Le manioc : Il figure également parmi les ressources locales pouvant être intégrées dans la fabrication du pain.
- L’Artemisia afra : Des contacts ont été pris avec un dispensaire pour tester l’incorporation de cette plante dans le pain afin de lutter contre le paludisme.
L’objectif global est d’utiliser ces ressources du territoire pour améliorer la qualité nutritionnelle du pain, notamment pour lutter contre les carences alimentaires infantiles, tout en valorisant les produits naturels locaux.
