Formation

Fonds de dotation EKIP

Le Fonds de dotation EKIP est né d'une volonté : mettre l'excellence de la boulangerie-pâtisserie française au service des défis de notre temps.

Transmission des techniques de panification françaises et étrangères

Aide à la création d’une activité de formation en boulangerie dans un orphelinat ukrainien

Contexte

Le ministère de la Politique sociale ukrainien rapporte que fin 2024 plus de 17 000 enfants ont perdu la protection de leurs parents depuis le début de l’invasion. Ce chiffre ne fait qu’augmenter.
La situation quotidienne de ces orphelins, ainsi que celle des familles monoparentales et des familles d’accueil, est marquée par une grande précarité, aggravée par la destruction des infrastructures et les déplacements continus.
L’orphelinat du monastère de la Sainte Ascension au village de Bancheny offre soutien et protection.

Titre du projet : Bakery of Hope

Porteur du projet

Association « Offrir l’espoir » (ou « Offering Hope)
Fondée en Ukraine en juin 2022, cette association a pour mission principale de soutenir les enfants orphelins et les familles touchées par la guerre. Son action vise à apporter de la bienveillance, à raviver la confiance en soi des jeunes victimes et à leur offrir des perspectives d’avenir par l’apprentissage.

Adresses : Siège social : 9, Vyshnyakivska st. – off. 135, Kyiv 02140 – UKRAINE.
Lieu d’exécution du projet : Orphelinat du monastère de la Sainte Ascension, village de Bancheny, région de Tchernivtsi, Ukraine.
L’oblast de Tchernivtsi se trouve dans la partie sud-ouest de l’Ukraine. Il s’agit de la plus petite région du pays. Elle partage des frontières internationales avec la Roumanie au sud et la Moldavie au sud-est.

Responsable du projet : Kseniia Zozulia, Présidente de l’association. (Elle est secondée par Christophe Roller, boulanger alsacien et co-initiateur du projet).

Objet du projet

Assurer une formation professionnelle certifiante en boulangerie et pâtisserie à un groupe d’orphelins pour faciliter leur insertion professionnelle.
Fournir quotidiennement le pain à la cantine de l’orphelinat, qui accueille plus de 800 personnes (enfants et personnel).

Rythme de formation

La formation des étudiants est structurée autour d’un cycle scolaire défini, alternant apprentissage théorique, pratique hebdomadaire et missions intensives.
L’année scolaire s’étend du 1er septembre au 31 mai, soit une durée de 9 mois par cycle annuel. Toutefois, le programme complet visant l’obtention d’un diplôme certifiant va s’étendre sur deux ans car un examen final est officiellement programmé pour juin 2027.
La formation est conçue pour être progressive et s’adapte au calendrier scolaire classique des orphelins :
Organisation hebdomadaire : Les étudiantes suivent leur cycle scolaire normal en semaine. L’apprentissage de la boulangerie a lieu le vendredi de 15h à 21h et le samedi de 8h jusqu’à la fin de la journée.
Volume horaire : Le programme prévoit 20 heures de formation pratique par semaine (soit 540 heures par an) et 4 heures de cours de technologie professionnelle (soit 108 heures par an).
Méthode pédagogique hybride :
Sessions intensives : Des formateurs français (comme Loïc Nervi, José Arroyo ou Jean-Marc Fontanilles) interviennent ponctuellement pour des blocs de formation de quelques jours (3 à 12 jours) afin d’enseigner de nouvelles techniques et recettes.
Travail en autonomie : Entre ces visites, les élèves pratiquent chaque semaine en s’appuyant sur des vidéos pédagogiques filmées durant les stages et un carnet de recettes (32 recettes répertoriées début 2026) traduit en russe.
Suivi à distance : Les élèves envoient des photos de leurs réalisations sur un groupe WhatsApp. Les formateurs français analysent les produits et envoient leurs critiques et conseils pour corriger les erreurs.
Encadrement et effectifs
Les cours se déroulent par petits groupes pour garantir la qualité de l’apprentissage (maximum 6 jeunes par groupe en pratique). Actuellement, la formation concerne principalement des jeunes filles âgées de 14 à 19 ans, encadrées sur place par une religieuse qui supervise leur travail quotidien dans l’atelier. À terme, l’école ambitionne de former entre 12 et 18 apprentis par an.

Date de début du projet : 18 mai 2024 (date de signature de la convention de cofinancement avec le Fonds de dotation).

Déroulé du projet

Juin 2022 : Création de l’association « Offrir l’espoir ».
Mai 2024 : Signature de la convention de financement pour l’équipement du fournil.

La livraison du matériel professionnel destiné au fournil de l’orphelinat s’est déroulée en deux étapes majeures :

  • La livraison groupée de septembre 2024
    Cette première phase a consisté à centraliser et expédier le gros matériel offert par plusieurs fabricants français (PANEM, SOFINOR, SOREMA, etc.) ainsi que du matériel d’occasion provenant du LEMPA et d’un lycée hôtelier.
    Cette livraison comprenait un pétrin, un refroidisseur d’eau, un laminoir, des tours réfrigérés, une cellule de réfrigération rapide, une chambre de pousse et divers équipements en inox (plonges, tables de travail).
    Le matériel a été regroupé sur une plateforme d’expédition à Drusenheim (Alsace), puis acheminé fin septembre 2024 jusqu’à la frontière roumano-ukrainienne.
    Kseniia Zozulia a personnellement géré les formalités de dédouanement sur place pour permettre l’entrée du matériel en Ukraine.
  • La livraison complémentaire de juin 2025
    La seconde étape a eu lieu environ neuf mois plus tard, coïncidant avec la première mission de formation sur place.
    Elle concernait principalement un four ventilé professionnel et du petit matériel de boulangerie (plaques de cuisson, moules, bols, balances, etc.) financé par le Fonds de dotation.
    Ce matériel a été livré au domicile de Loïc Nervi dans le Var en juin 2025. Il l’a ensuite chargé dans son propre fourgon pour le transporter par la route (environ 2 000 km) jusqu’à l’orphelinat de Bancheny à l’occasion de son départ pour sa mission de formation.
    Ces deux étapes ont permis de rendre l’atelier totalement opérationnel pour le début effectif de l’apprentissage des jeunes orphelins.
Etat d’avancement

L’atelier est pleinement opérationnel. Il produit environ 250 kg de produits par semaine (pains et biscuits) pour les besoins de l’orphelinat et un petit point de vente extérieur.
Deux groupes d’étudiantes (environ 21 personnes au total) suivent des cours réguliers, incluant une pratique hebdomadaire supervisée par des religieuses et un suivi à distance par des formateurs français via WhatsApp. Un examen final pour la délivrance d’un diplôme est programmé pour juin 2027.

Dernières actions menées

Juin 2025 : Première mission de formation intensive de 12 jours dispensée par Loïc Nervi, boulanger dans le Var, à 21 étudiantes.
Formation technique intensive (recettes de spécialités françaises et viennoiseries) avec José Arroyo et Jean-Marc Fontanilles du 18 au 24 janvier 2026.
Visite de suivi et masterclass de Loïc Nervi auprès des élèves à l’orphelinat : début mai 2026.
Planification de stages en Alsace pour trois étudiantes et une religieuse : démarches en cours auprès de la Fédération des boulangers d’Alsace (février à avril 2026)

Obstacles à lever
  • Situation des fondateurs
    Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux entravent le bon déroulement du projet « Bakery of Hope ».
    L’entreprise de boulangerie de Christophe Roller à laquelle est associée Kseniia Zozulia est en difficulté financière.
    Cette situation mobilise la quasi-totalité de l’énergie et du temps de Kseniia. Christophe Roller, quant à lui, est retenu par la production de ses magasins en raison d’un manque de personnel et ne peut plus se rendre sur place en Ukraine pour l’instant.
  • Problèmes d’infrastructures et de matériel en Ukraine
    L’atelier de boulangerie à l’orphelinat fait face à des contraintes matérielles concrètes :
    Température excessive : La salle, qui était un ancien jardin d’hiver, souffre d’une isolation insuffisante. La température y a atteint 36°C dès le mois de mars, ce qui perturbe le travail de la pâte. L’installation d’un extracteur d’air, d’un climatiseur ou de protections solaires est nécessaire mais coûteuse.
  • Obstacles hiérarchiques et organisationnels
    Le fonctionnement du monastère de Bancheny impose une gestion complexe.
    Toutes les décisions importantes dépendent de l’autorisation personnelle du métropolite qui est très peu disponible.
  • Impact direct du conflit armé
    Bien que la région de Tchernivtsi soit décrite comme relativement calme, la guerre pèse sur le projet.
    • Des coupures d’électricité imprévisibles obligent les formateurs et les élèves à adapter leurs horaires de travail et la gestion des fermentations de manière impromptue.
    • Les documents techniques et les vidéos doivent être traduits en russe, la langue la plus pratiquée à la frontière roumaine, ce qui ajoute une étape de travail administratif pour Kseniia.

En résumé, le projet tient actuellement grâce à la volonté de Kseniia Zozulia qui, malgré une situation difficile face aux « imprévus et épreuves », refuse de renoncer.
Un point sera fait avec elle au 3éme trimestre 2026.

Participation à l’équipement d’une boulangerie dans un lycée professionnel au Burkina Fasso

Porteurs du projet

À petits pas est une association créée en 2005 qui a pour objet de venir en aide aux personnes en difficulté ou en situation de handicap.
À ce titre, elle soutient la création et la gestion d’écoles ainsi que d’ateliers d’insertion au Burkina Fasso.
Afin d’être opérationnelle, elle a passé une convention avec l’association « Association for Small African Projects » (ASAP) qui gère la mise en œuvre des projets sur le plan local par l’intermédiaire de l’APPA (Association pour des Petits Projets Africains), une association de droit burkinabé.
Elle a pour objectif principal de supporter des projets de développement dans les villages ruraux et de développer des activités économiques basées sur des matières premières locales.
Didier Auger, Ancien trésorier du Fonds de dotation a sollicité celui-ci pour aider à la création d’un atelier de boulangerie

Adresse : BP 3492, Bobo Dioulasso, Burkina Faso

Responsable du projet : Odile Teri est la responsable d’APPA. L’initiateur du concept global est Hervé Millet.

Objet du projet

Il s’agit de développer des activités économiques autour des céréales locales dans la zone géographique où opère l’ASAP. Ces activités économiques permettront :

  • de créer des activités génératrices de revenus pour les habitants des villages ruraux en produisant du pain fait avec des céréales locales,
  • d’apporter des revenus additionnels aux agriculteurs,
  • de créer trois emplois pérennes de boulangers grâce à la formation de villageois,
    de donner l’opportunité à des élèves du lycée agricole professionnel de se former à la boulangerie,
  • d’autonomiser des femmes : À terme, si les volumes augmentent, le projet prévoit de travailler spécifiquement avec des productrices locales, notamment pour le mil, en leur fournissant des semences certifiées
  • d’améliorer la santé des consommateurs par un meilleur apport nutritionnel grâce aux caractéristiques spécifiques des céréales locales,
  • de diminuer les volumes de farine de blé importé utilisés pour faire du pain afin de soutenir les producteurs en les incitant à développer les céréales locales.

Si les résultats obtenus avec la boulangerie pilote sont positifs sur le marché villageois, il sera possible de produire d’autres types de pain et biscuits en utilisant notamment des arachides et d’étendre la vente de ces produits à d’autres villages puis dans les villes environnantes.
Ces lieux de vente pourraient aussi servir à la commercialisation du miel, du soumbala et des savons produits par les ateliers d’APPA.

Les pains de cette boulangerie pilote sont destinés :

  • au marché local dans les villages voisins (population d’environ 10.000 habitants et près de 80 fonctionnaires),
  • au lycée agricole professionnel (235 pensionnaires et 15 employés permanents),
    A la ville de Bobo.

Il est à noter que, selon les tests effectués, le pain au mil est particulièrement apprécié pour son goût et sa consistance, tandis que le pain au maïs a rencontré moins de succès auprès des premiers consommateurs

Début du projet : Novembre 2018. La construction des infrastructures a officiellement débuté le 11 mars 2019.

Déroulé du projet

Novembre 2018 : Finalisation de l’étude de faisabilité et des objectifs.
Mars – Juillet 2019 : Construction d’un bâtiment de 50 m², d’un four maçonné à bois et recrutement/formation du personnel.
Juillet 2019 : Démarrage de la production pilote sur le site du Lycée Agricole de Oualana (LAP).
2023 : Projets de modernisation incluant l’acquisition d’un batteur mélangeur, d’un four à gaz et l’installation de panneaux photovoltaïques.
La société VMI a fait don d’un batteur et la société Eurofours d’un four.
Avril 2026 : Transfert stratégique de l’activité vers la ville de Bobo-Dioulasso

État d’avancement

L’activité est en phase de redéploiement. La boulangerie de Oualana a cessé sa production sur place le matériel a été transporté dans de nouveaux locaux à Bobo-Dioulasso. Une société est en cours de création pour exploiter cette nouvelle unité de production, conformément aux exigences de l’État burkinabé.
Avril 2026 : Transfert stratégique de l’activité vers la ville de Bobo-Dioulasso.

Dernières actions menées

Transfert du matériel de boulangerie d’Oualana vers Bobo-Dioulasso (18 avril 2026).
Mise en location des anciennes infrastructures de Oualana au LAP pour servir de bureaux (18 avril 2026).
Fin de formation d’une pâtissière (Marie) et réalisation des premiers tests de pâtisserie (avril 2026).
Marie, ayant terminé sa formation, a déjà réalisé des tests concluants, notamment un « beau gâteau » présenté en photo dans les échanges de projet. Auparavant, la production pilote incluait déjà des petits gâteaux de 50 grammes.
Biscuits et brioches (développements prévus) : Le projet prévoit de produire des biscuits au mil ou au maïs, parfumés au citron ou aux arachides, ainsi que du pain brioché au maïs.

Téléchargement en ligne :

Subvention pour l’école de boulangerie avec SOS enfants à Goma ( RDC). Les cours ont commencé en avril 2025

Construction d’une boulangerie-école à Goma en RDC

Porteur du projet

Association SOS Enfants : C’est une association reconnue d’utilité publique dont l’objectif est d’offrir aux enfants les moyens de construire leur avenir dans leur région d’origine.
Pour rendre plus efficace l’aide qu’elle apporte à l’enfance en détresse, SOS Enfants agit dans les domaines aussi bien de l’éducation, de la formation et de la santé que du développement et de l’environnement.
SOS Enfants a tissé dans le monde une grande chaîne d’espoir, s’assurant la collaboration de :

  • 400 adhérents
  • 3500 donateurs
  • 20 bénévoles
  • plus de 60 associations partenaires dans le monde

SOS Enfants a obtenu le Prix International des Droits de l’Homme en 1987.

Adresses : 8, rue du Château des Rentiers, 75013 Paris, France.
Pays de réalisation : République Démocratique du Congo, Province du Nord-Kivu, à Kanyaruchinya /Nyiragongo dans la partie Nord de la ville de Goma à 6 km du centre-ville.

Responsable du projet : Alfred Blanchet (Président) et Christel Rocheteau (Déléguée Générale)

Objet du projet

Il vise à implanter une boulangerie communautaire et un centre de formation en art culinaire à Buvira, en périphérie de Goma. L’objectif central est de favoriser la réintégration socio-économique des jeunes vulnérables (16-25 ans), incluant des ex-combattants démobilisés et des mères célibataires, dans une région marquée par l’insécurité et le chômage.
En proposant une formation professionnelle qualifiante, l’initiative cherche à créer des emplois directs et à stimuler l’économie locale via un réseau structuré de revendeurs. Le projet répond également à un besoin de sécurité alimentaire en produisant quotidiennement du pain et des beignets de qualité.
Il s’agit donc de construire un bâtiment d’environ 180m2 sur une parcelle déjà acquise par SOS Enfants,
À terme, la structure doit évoluer vers une école de cuisine moderne pour répondre à la demande du secteur hôtelier local. Elle s’appuie sur un modèle de développement inclusif et participatif pour renforcer la cohésion communautaire.

Date de début du projet : 2 octobre 2023 (date de signature de la convention de financement avec le Fonds EKIP).

Déroulé du projet

La phase initiale a consisté en l’acquisition d’un terrain et la construction d’un bâtiment de 180 m² par le partenaire local APROJED.
Après des retards administratifs liés à la situation sécuritaire de Goma, un groupe électrogène a été acquis pour pallier l’absence de raccordement électrique et permettre le lancement des activités en octobre 2025.
Le projet s’est ensuite articulé autour de deux axes : la production commerciale et la formation. Huit premiers jeunes ont intégré un cycle de formation de six mois (théorie et pratique) en pâtisserie.
Parallèlement, un réseau de revendeurs a été constitué, s’élargissant progressivement de Buvira vers d’autres zones comme Turunga. Ces revendeurs ont été organisés en Mutuelles de Solidarité (MUSO)* pour favoriser l’épargne collective et l’autonomie financière.
Le projet suit un plan d’autofinancement progressif où les ventes couvrent les charges de personnel dès la deuxième année.

État d’Avancement

Le projet est pleinement opérationnel. L’unité de production fonctionne quotidiennement et la structure a déjà atteint un niveau d’autofinancement couvrant les salaires des formateurs et de la comptable.

Dernières actions menées en 2026
  • Extension du réseau de distribution : Atteinte d’un total de 144 revendeurs actifs (91 à Buvira et 53 à Turunga), incluant de nombreux élèves des « écoles de la 2ème chance ».
  • Finalisation de la formation : La première promotion de 8 jeunes termine son cycle pratique en pâtisserie.
  • Structuration financière : Consolidation des mutuelles de solidarité et lancement d’une nouvelle session de formation en mars 2026.
* Qu’est ce qu’une Mutuelle de Solidarité (MUSO)

C’est un système communautaire d’épargne et de crédit autogéré mis en place au sein du réseau des revendeurs de la boulangerie de Buvira à partir de novembre 2025. Il repose sur les principes de confiance mutuelle, de solidarité et de responsabilité collective.

  • Le mécanisme de financement
    Le système fonctionne grâce à une cotisation hebdomadaire versée par chaque membre. Ces fonds sont répartis entre deux caisses distinctes :
    La Caisse Verte : elle sert à octroyer de petits prêts à un taux d’intérêt symbolique. Ces crédits permettent aux revendeurs de financer des Activités Génératrices de Revenus (AGR), comme l’augmentation de leur stock de pains et de beignets. Les parts de cette caisse restent immobilisées pour garantir la pérennité du fonds.
    La Caisse Rouge : elle est exclusivement réservée à l’assistance mutuelle en cas d’urgences sociales ou de besoins imprévus des membres.
  • Gestion des bénéfices et projets
    Dividendes : Les intérêts générés par les prêts servent à couvrir les frais de fonctionnement de la mutuelle ou sont redistribués aux membres sous forme de dividendes à la fin d’un cycle.
    Projets collectifs : Une partie des ressources peut être orientée vers la réalisation d’un projet commun pour renforcer l’unité du réseau.
  • Objectifs et bénéfices pour les revendeurs
    Pour les jeunes et les femmes du réseau, la MUSO offre plusieurs avantages concrets :
    Sécurité financière : Elle permet d’épargner de petites sommes qu’ils n’arrivaient pas à mettre de côté individuellement.
    Développement du commerce : L’accès au crédit permet de faire croître leur capital et donc leurs revenus.
    Cohésion sociale : Le système renforce les liens entre les membres et assure un soutien continu en cas de difficulté.
  • État actuel de participation
    En février 2026, le succès de cette initiative est visible dans les deux zones d’activité :
    À Buvira, sur 91 revendeurs actifs, 74 membres ont déjà intégré la mutuelle.
    À Turunga, le réseau est en cours de structuration avec 15 membres actifs sur 53 revendeurs.

Subvention pour l’école de boulangerie avec SOS enfants à ile d’Idjwi (RDC)

Construction d’une boulangerie-école sur l’île d’Idjwi en RDC

Contexte

Située en République Démocratique du Congo, l’ile d’idjwi est la deuxième plus grande ile lacustre d’Afrique.
Malgré son potentiel agricole, ses ressources humaines dynamiques et sa position stratégique entre Bukavu et Goma, l’île demeure fortement enclavée et économiquement marginalisée.
Avec une population estimée à plus de 300 000 habitants, Idjwi fait face à de multiples défis

  • Chômage élevé des jeunes,
  • Pauvreté généralisée,
  • Insécurité alimentaire chronique,
  • Pertes agricoles post-récolte,
  • Forte dépendance des centres urbains voisins pour l’approvisionnement en produits transformes,
  • Manque d’infrastructures de transformation pour valoriser les ressources locales.
Porteur du projet

Association SOS Enfants : C’est une association reconnue d’utilité publique dont l’objectif est d’offrir aux enfants les moyens de construire leur avenir dans leur région d’origine.
Pour rendre plus efficace l’aide qu’elle apporte à l’enfance en détresse, SOS Enfants agit dans les domaines aussi bien de l’éducation, de la formation et de la santé que du développement et de l’environnement.
SOS Enfants a tissé dans le monde une grande chaîne d’espoir, s’assurant la collaboration de

  • 400 adhérents
  • 3500 donateurs
  • 20 bénévoles
  • plus de 60 associations partenaires dans le monde

SOS Enfants a obtenu le Prix International des Droits de l’Homme en 1987.

Adresses : 8, rue du Château des Rentiers, 75013 Paris, France.
Pays de réalisation : République Démocratique du Congo, Province du Nord-Kivu, Île d’Idjwi, à proximité de la ville de Bukavu.

Responsable du projet : Souhaiel Chaouachi (Président) et Anne Oberlé (Déléguée Générale par intérim)

Objet du projet

Il consiste à créer une unité de boulangerie et pâtisserie dans la chefferie de Rubenga, au nord de l’île d’Idjwi.
L’île, pourtant riche en ressources agricoles, manque totalement d’infrastructures de transformation. Les habitants doivent se rendre à Bukavu ou Goma pour acheter du pain ou des produits transformés, ce qui renchérit les prix et limite l’accès pour les familles.
L’unité de production permettra de transformer localement les produits agricoles disponibles (manioc, maïs, patates douces) et de fournir du pain, des pâtisseries et des produits alimentaires de base directement à la population.
Depuis 2022, SOS Enfants a permis la mise en place de 5 structures de fabrication de pains et pâtisseries.
Les réseaux de revendeurs totalisent plus de 1 500 personnes.
Depuis le début de l’année 2025, l’une des cinq structures connaît une évolution significative. Grâce à l’acquisition de nouveaux équipements, elle a diversifié ses activités : un fumoir a été construit pour la production de saucisses, et elle s’est lancée dans la fabrication de jus de fruits.
Cette diversification renforce son intégration dans le tissu économique local, notamment en s’appuyant sur des fournisseurs de la région pour l’approvisionnement en matières premières. Une véritable chaîne de valeur locale est ainsi en train de se structurer autour de cette initiative.
Compte tenu du bon fonctionnement de l’atelier créé à Goma, le Fonds a décidé de soutenir ce nouveau projet.

Date de début du projet : 2 octobre 2023 (date de signature de la convention de financement avec le Fonds EKIP).

Déroulé du projet

En raison d’un arrêt maladie de la déléguée générale, ce projet est mis pour l’instant en suspens

Subvention pour l’école de boulangerie spoon cambodgia

Soutien à la création d’une section boulangerie dans l’école hotellière Spoons Cambodia

Contexte

Des données de terrain récentes de 2025 montrent que les 15-24 ans représentent près de 45 % de la population sans emploi au Cambodge.
L’enjeu majeur n’est pas tant l’absence totale de travail que le sous-emploi, la précarité et le manque d’accès à des filières d’apprentissage qualifiantes.
Autour de Siem Reap, l’économie est structurellement dictée par le rayonnement des temples d’Angkor. Avec le retour massif des voyageurs internationaux, les besoins en formation dans l’hôtellerie-restauration sont considérables. À l’échelle nationale, le secteur aura rapidement besoin de former 50 000 nouveaux employés et techniciens pour soutenir cette croissance.
Des secteurs très précis comme la sommellerie, la haute gastronomie, ou encore la boulangerie et la pâtisserie nécessitent des compétences techniques pointues que le marché local peine à fournir.

Porteur du projet

SPOONS Cambodia est une organisation à but non lucratif de droit cambodgien dédiée à l’autonomisation des jeunes défavorisés.
Grâce au programme gratuit de formation professionnelle en hôtellerie-restauration d’une durée de 12 mois, elle permet à de jeunes cambodgiens âgés de 18 à 24, issus de milieux précaires, de devenir autonomes.
La priorité est donnée à des jeunes provenant d’orphelinats, de groupes autochtones, de zones rurales éloignées et aux jeunes déscolarisés.
À ce jour, l’école a accompagné plus de 622 jeunes adultes dans le lancement de leur carrière.

Adresse : 0142, Group 5, Pave Road, Wat Damnak Village
Salakomeouk Commune, Siem Reap District
Siem Reap Province, Cambodia
Siem Reap est une ville située dans le Nord-ouest du Cambodge. Elle est le point d’accès au site d’Angkor.
Site web : https://www.spoonscambodia.org/

Responsables : Directrice : Sophany Maeo
Responsable de la section boulangerie : Morn Sokhoeurn

Date de signature de la convention avec le Fonds : 23 juillet 2026

Objet du projet

Il vise à soutenir la mise en oeuvre d’un programme de formation en boulangerie au sein de SPOONS Cambodia en complément des sections d’hôtellerie-restauration.
La filière boulangerie propose une formation spécialisée et pratique de fabrication de pain, de pâtisseries et en sécurité alimentaire. Les étudiants acquièrent une expérience concrète dans l’environnement réel de la boulangerie professionnelle, développant des compétences techniques solides, ainsi que de la discipline et de la confiance en soi, tout en fabriquant des produits de qualité destinés à de vrais clients dans le cadre du programme Hospitality Skills for Young Entrepreneurship (HSYE).
L’objectif est de leur permettre d’obtenir un emploi stable ou de devenir auto-entrepreneur et de générer un impact durable à long terme dans leurs communautés.
Le projet de formation en boulangerie de SPOONS vise une autonomie partielle de l’école fondée sur :

  • les revenus générés par la vente de produits de boulangerie
  • l’approvisionnement du restaurant-école SPOONS en produits de boulangerie
  • les services de traiteur et les commandes externes
  • le renforcement des partenariats avec les entreprises de l’hôtellerie-restauration et les acteurs du tourisme.
Déroulement de la formation

La session de formation est ouverte de janvier à décembre de chaque année à 30 étudiants.
Le programme de formation est composé de la façon suivante :

  • Théorie de la boulangerie : 42 heures
  • Pratique de la boulangerie : 84 heures
  • Anglais appliqué aux métiers de la boulangerie : 126 heures
  • Compétences comportementales et employabilité : 63 heures
  • Compétences informatiques appliquées aux recettes et culture numérique : 63 heures
  • Stage pratique / production / mentorat : 378 heures
  • Total 756 heures

Etat d’avancement : L’engagement du Fonds de dotation sur ce projet est très récent. Les modalités de mise en œuvre du soutien sont en cours de définition.

Subvention pour l’école de boulangerie IECD Tunisie
En étude

Aide à la création d’une activité de formation en boulangerie dans un orphelinat béninois

Contexte

Malgré des indicateurs de croissance très positifs, la pauvreté reste élevée, touchant encore environ 40 % de la population avec un taux de chômage faible même pour la tranche 15-24 ans.
Toutefois, cette donnée masque une réalité économique beaucoup plus difficile : le sous-emploi massif. On estime que près de 72 % des jeunes actifs béninois sont en situation de sous-emploi (emplois informels, précaires ou peu rémunérateurs).
Le véritable problème réside dans un « écart d’employabilité » majeur : une grande majorité de jeunes diplômés manquent des compétences techniques et comportementales directement applicables en entreprise.
Le gouvernement béninois a fait du tourisme un axe stratégique pour son développement économique. Cette ambition crée une forte demande de montée en gamme pour l’hôtellerie-restauration.

Porteur du projet : ONG CPCBP (Centre de Perfectionnement et de Conseils en Boulangerie Pâtisserie Panification).
L’ONG est enregistrée comme association depuis le 22 octobre 2018. Elle a pour objectifs de former les orphelins à la boulangerie-pâtisserie, d’améliorer les compétences techniques des boulangers béninois, et de sensibiliser ces derniers à l’hygiène alimentaire ainsi qu’aux dangers de certains additfs.

Adresses : Siège social : Département de Littoral, Commune de Cotonou, 5ème arrondissement, Quartier Xwlacodji, Lot 10, Maison Sèdjro, MAHINOU, BP 1563 Cotonou.
Siège de l’école : Département de l’Atlantique, Commune de Ouidah, Arrondissement de Pahou, Village Acadjamey.
Annexe : Département de l’Ouémé, Commune Sème Kpodji, Arrondissement d’Ekpe.

Responsable du projet : Rachidi Koumassa, Président de l’ONG CPCBP.
Il est un spécialiste en panification qui a travaillé pour l’une des boulangeries les plus renommées de Cotonou, « LA GERBE D’OR ».
Il a été responsable technico-commercial pour plusieurs importateurs et distributeurs de produits de boulangerie.
Formé au « Baking Center » de la société Lesaffre, il a effectué des missions de consultant technique pour cette entreprise au Bénin, au Cameroun et au Nigéria.

Objet du projet

Assurer l’autonomie financière d’orphelins par la formation au métier de boulanger, promouvoir l’utilisation de céréales locales pour des produits innovants, et diffuser des connaissances sur les alternatives aux additifs nocifs et sur le respect des règles d’hygiène.
Pour couvrir les frais de fonctionnement et les charges vitales des orphelins en formation, l’ONG CPCBP s’appuie principalement sur un modèle d’autofinancement lié à sa production :
Vente des produits de boulangerie : Le financement du fonctionnement est assuré par la vente des pains, croissants, brioches et autres variétés fabriqués par les élèves durant leur apprentissage.
Réseau de distribution : Pour écouler cette production, il est prévu l’installation de trois boutiques dans la ville de Cotonou. Un projet de « kiosque » a également été évoqué pour permettre de générer des revenus rapidement dès le démarrage. Le chiffre d’affaires prévisionnel pour la première année est estimé à 6 000 000 FCFA (environ 9 146 €).
Séminaires pour professionnels : L’ONG organise des mini-séminaires et des workshops à travers les communes du Bénin pour sensibiliser et former les boulangers locaux (notamment sur l’hygiène et l’abandon du bromate de potassium). Une participation symbolique de 20 000 FCFA par participant est demandée pour ces sessions.

Déroulement de la formation

La formation au sein de l’ONG CPCBP est structurée de la manière suivante :
Pour le métier de boulanger, la formation dure 9 mois à l’école, suivis de 3 mois de stage pratique dans des hôtels de la place. La formation en pâtisserie (axée sur la transformation des fruits locaux en glace et la décoration de gâteaux) s’étend sur 12 mois, plus 3 mois de stage.
Les apprenants suivent chaque jour 2 heures de théorie et 6 heures de pratique. Les journées de samedi et dimanche sont consacrées au repos.

L’enseignement combine l’acquisition de bases techniques et des ateliers de production réguliers. Actuellement, les élèves s’exercent tous les deux jours à la fabrication de pains bâtards en travaillant avec des sacs de 50 kg de farine pour se confronter aux réalités d’une production semi-industrielle. L’apprentissage inclut également la confection de baguettes, brioches et croissants.
Un accent majeur est mis sur l’utilisation de céréales locales (sorgho, manioc, riz, patate douce) et sur l’apprentissage de techniques de panification sans additifs nocifs, notamment sans bromate de potassium. Le respect des règles d’hygiène alimentaire est également une priorité de l’enseignement.
La formation est totalement gratuite pour les orphelins et les candidats retenus sont dotés d’une tenue de travail.
Au-delà des compétences techniques, le programme vise à inculquer la discipline, la rigueur, l’esprit d’équipe et la persévérance pour favoriser une insertion professionnelle durable.

Date de début du projet

La convention initiale a été signée le 10 juillet 2024. Les activités de l’ONG ont officiellement démarré le 22 mai 2025.

Déroulé
  • Juillet – Septembre 2024 : Signature de la convention et financement de l’équipement principal (four et pétrin d’occasion).
  • Février 2025 : Signature d’un avenant pour un financement complémentaire suite à la défection d’un partenaire local.
  • Mai – Août 2025 : Mise en place d’un atelier de production, perfectionnement de boulangers installés et sélection des candidats orphelins.
  • La formation a officiellement débuté le 27 août 2025. Bien que l’école ait l’ambition de former 20 jeunes par an, la première promotion compte actuellement 8 orphelins âgés de 15 à 18 ans, principalement en raison de difficultés liées à l’hébergement pour les candidats venant de loin.
Etat d’avancement

Le centre est désormais opérationnel. Le bâtiment est terminé et le matériel installé.
La formation a débuté avec un groupe de 8 orphelins (sur 20 initialement retenus, les autres ayant renoncé pour des problèmes d’hébergement).
L’ONG recherche actuellement des solutions pour l’hébergement et le transport des jeunes, ainsi que le recrutement d’un encadreur en pâtisserie.

Dernières actions menées
  • 10 septembre 2025 : Établissement du rapport d’activité détaillé sur le démarrage de la formation.
  • 18 mars 2026 : Soumission d’un dossier pour un appel d’offre concernant l’extension de la formation à tout le Bénin.
  • 15 avril 2026 : Dépôt de la déclaration de conformité de l’ONG selon la nouvelle loi en vigueur.
  • 27 août 2025 ouverture de la session de formation

Listes des documents produits pour le projet :

  • Rapport d’activité de l’ONG CPCBP (10/09/2025).
  • Attestation de dépôt de déclaration de conformité (15/04/2026).

Concours de création de boulangeries-pâtisseries à l’aide du logiciel MAVimplant

Contexte

En 2015, l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) a mis en ligne un logiciel de conception de locaux de boulangerie-pâtisserie, réalisé en collaboration avec l’Institut national de la boulangerie-pâtisserie.
C’est une application en ligne gratuite et interactive. Elle permet aux maîtres d’ouvrage (particulièrement les TPE et PME) de construire une maquette virtuelle en 3D de leurs futurs locaux lors d’un projet de construction ou de réaménagement.
Le logiciel propose des catalogues d’équipements virtuels et alerte l’utilisateur sur les règles de sécurité, d’ergonomie et de circulation à respecter. Une nouvelle version a vu le jour en 2021. Le logiciel est aujourd’hui décliné en modules spécifiques pour 8 secteurs d’activité mavimplant.inrs.fr

Au-delà de la formation technique, les centres de formation en boulangerie-pâtisserie et les formateurs étaient favorables à proposer des travaux transdisciplinaires pour les jeunes en formation.
Le Fonds de dotation et l’INRS ont mis en place un concours de création de boulangerie pâtisserie.

Organisateurs
  • Pierre Canetto (INRS)
  • Gérard Brochoire, président du Fonds
  • Patricia Chardonneau (EKIP), assistante administrative
  • Un coordinateur par CFA concerné
Personnes concernées

Le concours était ouvert aux apprentis en boulangerie, pâtisserie, glacerie, confiserie et vente, de niveaux 5 (CAP, MC, Bac Pro), 4 (BP, BTM) ou 3 (Brevet de Maîtrise) entre 16 et 26 ans. Il se jouait en équipe de 3 dont au moins une fille.
Ce concours a été organisé en 2016, 2017 et 2018 dans plusieurs départements comme la Mayenne, le Maine et Loire, La Sarthe, le Vaucluse…

Objectif du Concours

C’était de développer à la fois la créativité, l’expertise technique sur le plan de la production, la prise en compte des questions de sécurité et santé au travail, la capacité à mettre en place une réflexion sur le développement durable, la capacité à travailler en équipe et à créer des synergies entre les différents métiers de la boulangerie, de la pâtisserie et de la vente

Contenu de l’épreuve

Le concours se divise en deux parties :
Un dossier écrit (2 à 10 pages) imaginant l’entreprise de boulangerie à un horizon de 5 ans. Cette étude doit intégrer les évolutions numériques, le développement durable (efficacité économique, environnement, équité sociale) et les enjeux de sécurité.
Il comprend :

  • La situation de la Boulangerie-Pâtisserie : zone urbaine, périurbaine, rurale. Implantation dans un quartier, un centre commercial, un lieu de transit domiciles/écoles/lieux de travail…
  • Le nombre attendu de clients/jour, la fourniture ou non de collectivités.
  • La répartition approximative en termes de Chiffres d’affaires des activités de boulangerie, de pâtisserie, de restauration rapide et de traiteur. Il est bien entendu que le choix pourra porter sur une seule ou plusieurs de ces activités.
  • La présence ou non de livraisons à des collectivités ou de tournées pour les zones rurales.
  • La typologie de la clientèle, quartier résidentiel, zone de bureau, proximité d’écoles ou d’universités…
  • Le nombre de jours d’ouverture par semaine.
  • Le nombre prévisionnel de salariés par activité.

Une maquette numérique 3D réalisée avec le logiciel MAVimplant, illustrant l’agencement des locaux, l’ergonomie des postes de travail et le respect de la « marche en avant ».
Elle doit notamment faire apparaître :

  • Les secteurs d’activité comme la cuisson, le mélange des ingrédients ;
  • L’optimisation de la production, la prise en compte du respect du principe de la marche en avant et la minimisation des déplacements des employés par le regroupement et le positionnement des équipements, le flux des produits et les circulations des personnes ;
  • L’implantation des équipements avec une attention particulière aux conditions de travail (accès, éclairage naturel, etc.) à l’ergonomie et de la sécurité des personnes (facilités d’accès aux machines, choix des machines, des moyens de manutentions, des extincteurs, etc.) ;
  • Les arrivées et évacuations des fluides ainsi que la nature de l’alimentation électrique de chaque machine (monophasé, triphasé).
Modalités d’Évaluation

Le jury était composé de professionnels du secteur, de formateurs et d’experts en prévention des risques professionnels.
Chaque année, le concours était doté de trois prix permettant d’allouer de 150 à 500€ à chaque lauréat ainsi qu’une dotation en ouvrages pédagogiques pour les CFA dont étaient issues les équipes gagnantes.

Ce concours a permis de faire émerger de beaux projets qui ont montré l’engagement personnel des jeunes en formation et de leurs formateurs qui les ont suivis pendant tout le concours.
On peut citer parmi d’autres :

  • Le Fournil du Talmeunier au Puy du Fou (La Roche/Yon) 1er prix 2018
  • La Fournée Mayennaise (Laval)
  • La boulangerie Pâtisserie aux 24h du Mans (Le Mans)
  • Le Casino des pains (La Roche/Yon)
  • Les délices nantais (La Roche/Yon)
  • Passé/ futur (Angers)

Soutien à l’école de Boulangerie Française d’Ho Chi Minh Ville

Contexte

Depuis deux décennies, le Vietnam enregistre une croissance soutenue et fait preuve d’une remarquable résilience économique. La croissance s’est maintenue à un niveau solide ces dernières années, autour de 4 à 5 % en 2023
Pourtant, une large part des travailleurs reste dans des emplois vulnérables ou précaires. Les jeunes, plus encore que les adultes, connaissent un taux de chômage élevé.
Les minorités ethniques, qui représentent environ 15 % de la population, sont particulièrement exposées : elles affichent des niveaux d’éducation inférieurs à la moyenne nationale et des taux de pauvreté nettement plus élevés.
Parallèlement, certains secteurs connaissent une expansion rapide, en particulier le tourisme et l’alimentation.
Le secteur de la restauration et du tourisme est en forte expansion au Vietnam, créant une demande croissante en main-d’œuvre qualifiée. Cette dynamique représente une véritable opportunité pour des jeunes formés.

Porteur du projet

L’Institut Européen de Coopération et de Développement (IECD) est une organisation de solidarité internationale française fondée en 1988. Elle agit aujourd’hui dans 18 pays afin de favoriser l’insertion professionnelle durable de jeunes et d’adultes vulnérables.
Depuis plus de trente-cinq ans, l’IECD développe des dispositifs de formation professionnelle en lien étroit avec les filières économiques locales.
Dans le secteur des métiers de bouche, l’IECD s’attache particulièrement à diffuser des standards professionnels élevés inspirés du savoir-faire français.

La Boulangerie Française a été créée en 2017 à Hô Chi Minh Ville par l’IECD en partenariat avec le Thu Duc College of Technology. Le centre se positionne à l’intersection de ces deux dynamiques. Il forme des jeunes vulnérables aux standard professionnels les plus élevés afin de répondre à la demande du marché tout en favorisant leur insertion durable.

Adresses : École : 53 Võ Văn Ngân, Phường Linh Chiểu, Thành phố Thủ Đức, Hô Chi Minh-Ville, Vietnam.
Bureau administratif de l’IECD : SGCL Building, 20/5 Tan Cang, Phường 25, Quận Bình Thạnh, Hô Chi Minh-Ville)

Responsables : Chargée des partenariats en Asie du Sud-Est : Sonia Odin
Cheffe de projet Vietnam : Sonia Guilloux
Responsable de l’école de Boulangerie Française : Thuy Van

Déroulement de la formation

La formation s’étend sur dix-huit mois, comprenant douze mois de formation intensive en atelier pédagogique suivis de six mois de stage rémunéré en entreprise.
Les apprenants bénéficient de plus de 1 200 heures de pratique en conditions proches du réel.
L’examen final pratique, d’une durée de huit heures, est évalué par un jury composé de professionnels du secteur, garantissant un alignement direct avec les attentes du marché.
Les résultats 2024-2025 témoignent de la solidité du modèle : 100% de réussite aux examens, 89% d’insertion professionnelle à l’issue du stage, 87% des diplômés toujours actifs dans le secteur en 2025.
Depuis 2019, le centre s’appuie sur une entreprise sociale permettant de commercialiser les produits réalisés dans le cadre pédagogique (70% en BtoB).
Les bénéfices sont intégralement réinvestis dans la formation. Ce modèle permet une immersion professionnelle réelle, une exigence constante de qualité et une contribution partielle à la viabilité financière du projet.

Bénéficiaires de la formation

Les jeunes sont issus de milieux défavorisés, souvent sans parents ou de familles monoparentales.
Plus de 50% des bénéficiaires sont des jeunes filles. Cet engagement contribue directement à la réduction des inégalités de genre, en offrant à de jeunes femmes en situation de vulnérabilité, un accès équitable à une formation qualifiante et à des opportunités professionnelles durables.
Les jeunes sont issus de minorités ethniques, population vulnérable, vivant dans les régions isolées du Vietnam, ayant peu accès à des formations qualitatives et à des emplois, en comparaison avec l’ethnie majoritaire du Vietnam.

Les anciens élèves, pour la plupart jeunes actifs, continuent de soutenir leurs familles : 67 % d’entre eux envoient régulièrement une partie de leur revenu chaque mois.
Le projet s’appuie également sur une dynamique collective portée par les anciens élèves qui interviennent deux fois par an auprès des promotions en formation afin de partager leur expérience.
Un réseau en ligne facilite la communication inter- promotion et le partage d’opportunités.
Un rassemblement annuel consolide le sentiment d’appartenance et favorise un mentorat informel. Le centre souhaite désormais structurer progressivement un mentorat individualisé.
Un modèle hybride combinant accompagnement à distance et rencontres ponctuelles est envisagé afin de sécuriser davantage les parcours.

Objet du projet de développement

Il s’appuie sur deux axes :

  • Le renforcement de l’expertise technique et pédagogique. L’objectif est de consolider durablement un pôle de transmission des savoir-faire français en boulangerie-pâtisserie.
    Ces missions d’expertise visent un effet structurant à long terme : renforcer les compétences des formateurs locaux, formaliser des référentiels et consolider la qualité technique du centre.
  • L’acquisition de matériels : four, chambre de fermentation…
Etat d’avancement

Les échanges avec l’IECD sont récents. Les modalités d’intervention du Fonds sont en cours de discussion.

Organisation trois années successives d’un concours d’implantation de boulangerie-pâtisserie pour des apprentis

Financement d’une formation à distance pour des jeunes en difficulté avec une mission locale du Rhône

Soutien pour une formation à distance pour des jeunes en difficulté avec une mission locale du Rhône

Porteur du projet

Mission locale Plateau Nord Val de Saône (MLPNVS).
La MLPNVS est une association de droit privé et membre du Service Public de l’Emploi. Sa mission est d’aider les jeunes de 16 à 25 ans non scolarisés à trouver un emploi ou une formation, en leur proposant un accompagnement personnalisé et des conseils en orientation.

Adresse : 20 rue Ampère, 69270 Fontaines-sur-Saône
50 rue des Frères Lumière, 69140 Rillieux-la-Pape.

Responsables du projet : Lazhar Saidani (Phase opérationnelle) – Côme Tollet (Président)

Objet du projet

Lancer une expérimentation pour initier des jeunes sortis du système scolaire et sans situation aux fondamentaux du métier de boulanger. Le projet vise à utiliser le numérique pour l’apprentissage théorique tout en proposant une immersion pratique en entreprise.

Date de début du projet : Lundi 19 mars 2018

Déroulé du projet
  • Phase théorique : utilisation de la plateforme digitale Baguette Academy (accessible 24h/24) proposant 5 modules de cours (blé, farine, levure, beurre, baguette) suivis de quizz.
  • Phase pratique : une période d’immersion d’un mois (PMSMP) au sein de boulangeries partenaires du territoire. la Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel (PMSMP) désigne la phase pratique du parcours, consistant en une période d’immersion d’un mois au sein d’une boulangerie ou d’une entreprise partenaire du territoire. Ses objectifs principaux sont les suivants :
    • Imprégnation professionnelle : Permettre aux jeunes de « mettre la main à la pâte » et de découvrir les aspects concrets, valorisants ou contraignants, du métier de boulanger.
    • Recrutement : Offrir l’opportunité aux entreprises partenaires de repérer de potentiels nouveaux collaborateurs.
    • Évaluation : Chaque période d’immersion donne lieu à un bilan tripartite impliquant le jeune, le tuteur en entreprise et le conseiller (E-tuteur) de la Mission locale.
  • Accompagnement : suivi par un E-tuteur de la Mission locale et organisation de deux temps d’échanges collectifs.
Dispositif numérique

La plateforme Baguette Academy proposait aux jeunes participants cinq modules de formation théorique, chacun composé d’un cours spécifique et d’un quiz pour valider les acquis.
Ces cours utilisaient des ressources numériques variées telles que des vidéos, des animations, des cartes interactives et des exercices.
L’accompagnement par l’E-tuteur, nommé au niveau de la Mission locale, s’articulait autour de plusieurs missions clés pour soutenir les jeunes tout au long de leur parcours.
L’E-tuteur suivait la progression de chaque apprenant directement sur la plateforme Baguette Academy. Son rôle consistait à encourager et stimuler les participants, tout en contrôlant leur assiduité et leurs résultats aux différents modules.
Il intervenait sur le forum de discussion de la plateforme pour animer et modérer les interactions entre les apprenants.

L’E-tuteur servait de personne ressource pour les entreprises partenaires. Il s’occupait de la mise en œuvre des conventions d’immersion (PMSMP) et assurait le suivi des jeunes lorsqu’ils étaient en entreprise.
À la fin de la période de pratique en entreprise, il participait à un bilan tripartite impliquant le jeune et le tuteur de l’entreprise d’accueil.
Il est à noter que cet accompagnement pédagogique était complété par un E-Expert de Baguette Academy (expert métier possédant un Brevet de Maîtrise), chargé spécifiquement de répondre aux questions techniques sur la boulangerie via le forum.
Enfin, bien que l’accompagnement fût majoritairement digital, le projet prévoyait initialement deux temps d’échanges collectifs physiques dans les locaux de la Mission locale pour maintenir la dynamique de groupe, bien qu’un seul ait pu être réellement organisé lors de l’expérimentation.

État d’avancement

L’action est achevée ; un rapport d’évaluation final a été rédigé en septembre 2018.

Bilan de l’action
  • Sur les 12 jeunes bénéficiaires, 8 ont validé leur projet en boulangerie ou pâtisserie à l’issue de l’action.
  • Un jeune a trouvé un apprentissage, deux ont été embauchées comme vendeuses, un a intégré une formation en pâtisserie et une création d’entreprise est en cours.

L’expérimentation a montré que si les jeunes maîtrisent les outils numériques, la formation à distance nécessite des temps en présentiel pour maintenir la motivation et répondre aux difficultés de compréhension écrite de certains participants