Soutien à la construction d’une boulangerie à Qaraqosh
Titre du ou des projets : Construction d’une boulangerie-pâtisserie par et pour les déplacés de guerre de la plaine de Ninive. La convention de financement le désigne plus brièvement comme le projet de « boulangerie de Qaraqosh en Irak ».
L’aide financière initiale apportée par le Fonds de Dotation EKIP est spécifiquement destinée à l’équipement et à la construction, servant ainsi de capital de départ pour lancer une boucle d’autofinancement.
Partenaire
Fondation Saint-Irénée.
Reconnue d’utilité publique, la Fondation Saint-Irénée a pour vocation de soutenir des initiatives dans les domaines de la solidarité, de l’éducation, de la culture et de la communication. Elle accompagne des associations en accord avec les valeurs de l’Évangile, plaçant l’humain au cœur de la société
Adresse
6 avenue Adolphe Max, 69321 Lyon Cedex 05, France.
Responsable du projet
Monsieur Etienne Piquet-Gauthier, directeur de la Fondation.
Lieu de création de la boulangerie
Quartier d’Aïnkawa, ville d’Erbil, région autonome du Kurdistan, République d’Irak.
Objet
Financer l’équipement et la construction d’une structure de production de pain pour améliorer la situation nutritionnelle des populations déplacées. Le projet vise à redonner une activité économique aux réfugiés, fournir du pain de qualité à tarif acceptable à plus de 2 000 familles et favoriser l’autofinancement de la structure.
Date de début du projet
Avril 2018, le projet a déjà reçu un début d’exécution à cette date.
Déroulé du projet
Le projet s’inscrit dans une action globale débutée en août 2014 par une évaluation des besoins dans les camps de déplacés, suivie d’une aide alimentaire d’urgence et de la construction de logements et d’une école.
La phase spécifique de la boulangerie commence par la construction d’un bâtiment dédié, réalisée directement par des professionnels issus de la population déplacée pour renforcer leurs compétences. Parallèlement, une phase d’équipement est prévue, incluant l’achat de fours tournants, pétrins et matériel de stockage. Une fois opérationnelle, l’exploitation (fabrication et vente) est confiée aux réfugiés sous la supervision du responsable du camp, le Père Bachar.
Le projet intègre également un volet de formation sur les problématiques nutritionnelles et vise une pérennité via un système d’autofinancement. L’ensemble est scrupuleusement audité et contrôlé par la Fondation Saint-Irénée.
Modèle économique et social
Le projet ne se limite pas à une distribution gratuite, mais repose sur la fabrication et la vente de produits de boulangerie et de pâtisserie. Cette gestion est confiée à des réfugiés compétents sous la supervision du responsable du camp.
La structure vise à fournir du pain de qualité à plus de 2 000 familles à un « tarif acceptable ». Ce volume de clientèle potentielle, tout en restant accessible financièrement pour les déplacés, permet de générer les revenus nécessaires au fonctionnement de la structure.
Le « système d’autofinancement » est explicitement listé comme l’un des résultats attendus du projet, marquant la volonté de ne pas dépendre indéfiniment de l’aide extérieure pour les coûts opérationnels.
Réduction des coûts externes : En produisant sur place, le projet réduit la dépendance vis-à-vis des commerces locaux kurdes, ce qui permet de mieux maîtriser les marges et de réinvestir les bénéfices dans l’outil de production.



