Colloque « Mieux connaître le gluten » par Végépolys Vallée

Colloque, le gluten : mieux le connaître pour (ré)agir »

Organisateur  : Céréales Vallée – C’est un pôle de compétitivité français spécialisé dans les grandes cultures (céréales et oléoprotéagineux), basé en Auvergne-Rhône-Alpes, à Saint-Beauzire, sur le Biopôle Clermont-Limagne. Il a été labellisé en 2005 dans le cadre de la politique nationale des pôles de compétitivité, aux côtés de 71 autres structures en France.
En juin 2019, Céréales Vallée a fusionné avec Végépolys (spécialisé dans le végétal spécialisé : vigne, horticulture, plantes médicinales, etc.) pour créer Végépolys Valley fort de plus de 500 adhérents.
Le Fonds de dotation EKIP a apporté une participation financière pour l’organisation de ce collaque.

Responsable contenu et organisation : Tania Rougier

Date et lieu : 22 novembre 2018 Espace Charenton Paris 12éme

Objet

Le marché du « sans gluten » répond principalement à la demande de 3 types de consommateurs :

  • les malades coeliaques diagnostiqués pour qui le suivi d’un régime sans gluten strict est imposé,
  • les (hyper)sensibles non coeliaques dont le mal-être est mal connu,
  • le consommateur sain qui, par choix, exclut volontairement le gluten de son alimentation.

Quelles sont les réelles causes des maux décrits par les consommateurs sans gluten ? Quelles actions la filière céréalière peut-elle mettre en oeuvre pour mieux les considérer et y remédier ?

Programme

Distinguer la sensibilité, la maladie cœliaque non diagnostiquée, le syndrome du côlon irritable et l’intolérance aux FODMAPs

Georgia MALAMUT, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris

Interaction entre gluten et microbiote : Jean-Michel LECERF, Institut Pasteur de Lille

La recherche variétale pour une meilleure tolérance au gluten : Catherine RAVEL, Inrae

L’impact de la transformation sur la digestion du gluten : Fred BROUNS, Université de Maastricht

Les attentes des consommateurs pour une meilleure acceptabilité du gluten: Thibaut de SAINT POL, ENS Paris-Saclay

Plusieurs projets de recherche ont été présentés à cette occasion

BleNNat est une initiative de recherche collaborative visant à produire du blé nutritionnellement supérieur pour lutter contre les maladies liées aux régimes alimentaires modernes.
Lancé en 2007 avec le soutien de divers partenaires publics et privés, ce programme privilégie des solutions naturelles en augmentant la richesse intrinsèque des grains plutôt qu’en ajoutant des additifs. Les travaux se sont concentrés sur trois axes majeurs : l’accroissement des taux de magnésium, l’amélioration de la friabilité du grain pour enrichir la farine et le développement de l’amidon résistant.

NOMAC Ce projet de recherche s’inscrit dans une démarche de lutte contre l’obésité et les maladies chroniques en optimisant la valeur nutritionnelle des produits céréaliers. En explorant la biodiversité génétique du blé, cette étude scientifique cherche à comprendre comment la structure de l’amidon et la texture du pain influencent la cinétique de la digestion et la vidange gastrique. L’objectif final est de concevoir des aliments à faible index glycémique riches en amidon résistant afin de mieux réguler l’apport énergétique quotidien. Ce programme, soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche, allie ainsi la sélection variétale à l’analyse physiologique pour transformer durablement la filière céréalière.

Nutripan, un vaste programme de recherche collaboratif soutenu par des institutions françaises et européennes pour réinventer le pain de consommation courante. Le projet s’appuie sur l’utilisation de farines semi-complètes (T80) afin d’enrichir le produit final en fibres et minéraux, tout en cherchant à réduire les teneurs en sel et en composés chimiques liés à la cuisson. L’enjeu majeur consiste à optimiser les qualités nutritionnelles sans sacrifier le plaisir gustatif ni l’aspect traditionnel, qui font souvent défaut aux pains complets actuels.

WHEAFI, une initiative de recherche de trois ans financée par l’ANR qui explore le lien entre la nutrition et la santé publique. En se concentrant sur une population en surpoids, l’étude cherche à démontrer comment les fibres alimentaires issues du blé peuvent agir comme des agents anti-inflammatoires naturels. Les chercheurs privilégient notamment l’effet prébiotique de ces composants pour réguler la flore intestinale et ainsi prévenir des pathologies chroniques telles que le diabète ou l’obésité.

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