Solidarité

Fonds de dotation EKIP

Le Fonds de dotation EKIP est né d'une volonté : mettre l'excellence de la boulangerie-pâtisserie française au service des défis de notre temps.

Conduite d’actions solidaires et humanitaires en France et dans le monde.

Des actions de solidarité

Aide à un boulanger lors d’un incendie

Thierry et Lucie Lecerf sont paysans-boulangers. Ils cultivent notamment blé, épeautre et seigle à proximité sous le label AB et panifient leurs céréales après un passage dans un moulin à eau à Nieul sur L’Autize.
Leur four a brûlé en 2018. Avec un modeste apport financier, le Fonds de dotation a aidé Thierry à reconstruire un four à bois de 10m2 de surface de cuisson avec des matériaux locaux. montbaultfournil.free.fr

Une belle histoire

Hussein Abdulah est né en 1987 en Irak. Après un bac et deux années en université, il a émigré compte tenu de la situation difficile dans son pays

Arrivé en France en 2017, et après plusieurs années de galère, le fonds de dotation EKIP lui obtient en 2020 un stage de 11 semaines à l’école Cuisine mode d’emploi de Thierry Marx ainsi qu’un logement sur Paris.Avec notre aide, il a pu enchainer avec un stage professionnel chez un MOF boulanger.

Après un stage de pâtisserie dans un Centre de formation d’apprenti, il a obtenu un titre de séjour. Il travaille actuellement dans une boulangerie-pâtisserie de province.

Soutien à la construction d’une boulangerie à Qaraqosh

Titre du ou des projets : Construction d’une boulangerie-pâtisserie par et pour les déplacés de guerre de la plaine de Ninive. La convention de financement le désigne plus brièvement comme le projet de « boulangerie de Qaraqosh en Irak ».

L’aide financière initiale apportée par le Fonds de Dotation EKIP est spécifiquement destinée à l’équipement et à la construction, servant ainsi de capital de départ pour lancer une boucle d’autofinancement.

Partenaire

Fondation Saint-Irénée.
Reconnue d’utilité publique, la Fondation Saint-Irénée a pour vocation de soutenir des initiatives dans les domaines de la solidarité, de l’éducation, de la culture et de la communication. Elle accompagne des associations en accord avec les valeurs de l’Évangile, plaçant l’humain au cœur de la société

Adresse

6 avenue Adolphe Max, 69321 Lyon Cedex 05, France.

Responsable du projet

Monsieur Etienne Piquet-Gauthier, directeur de la Fondation.

Lieu de création de la boulangerie

Quartier d’Aïnkawa, ville d’Erbil, région autonome du Kurdistan, République d’Irak.

Objet

Financer l’équipement et la construction d’une structure de production de pain pour améliorer la situation nutritionnelle des populations déplacées. Le projet vise à redonner une activité économique aux réfugiés, fournir du pain de qualité à tarif acceptable à plus de 2 000 familles et favoriser l’autofinancement de la structure.

Date de début du projet

Avril 2018, le projet a déjà reçu un début d’exécution à cette date.

Déroulé du projet

Le projet s’inscrit dans une action globale débutée en août 2014 par une évaluation des besoins dans les camps de déplacés, suivie d’une aide alimentaire d’urgence et de la construction de logements et d’une école.
La phase spécifique de la boulangerie commence par la construction d’un bâtiment dédié, réalisée directement par des professionnels issus de la population déplacée pour renforcer leurs compétences. Parallèlement, une phase d’équipement est prévue, incluant l’achat de fours tournants, pétrins et matériel de stockage. Une fois opérationnelle, l’exploitation (fabrication et vente) est confiée aux réfugiés sous la supervision du responsable du camp, le Père Bachar.
Le projet intègre également un volet de formation sur les problématiques nutritionnelles et vise une pérennité via un système d’autofinancement. L’ensemble est scrupuleusement audité et contrôlé par la Fondation Saint-Irénée.

Modèle économique et social

Le projet ne se limite pas à une distribution gratuite, mais repose sur la fabrication et la vente de produits de boulangerie et de pâtisserie. Cette gestion est confiée à des réfugiés compétents sous la supervision du responsable du camp.
La structure vise à fournir du pain de qualité à plus de 2 000 familles à un « tarif acceptable ». Ce volume de clientèle potentielle, tout en restant accessible financièrement pour les déplacés, permet de générer les revenus nécessaires au fonctionnement de la structure.

Le « système d’autofinancement » est explicitement listé comme l’un des résultats attendus du projet, marquant la volonté de ne pas dépendre indéfiniment de l’aide extérieure pour les coûts opérationnels.
Réduction des coûts externes : En produisant sur place, le projet réduit la dépendance vis-à-vis des commerces locaux kurdes, ce qui permet de mieux maîtriser les marges et de réinvestir les bénéfices dans l’outil de production.

Guide pour les porteurs de projet de boulangerie artisanale & solidaire

Contexte

Après avoir créé sa boulangerie solidaire, « Farinez-vous » et l’avoir développée, Domitille Flichy a ressenti le besoin de formaliser son expérience, non pas pour elle-même, mais pour favoriser l’essaimage d’un type d’entreprise auquel elle consacre toute son énergie.

Partenaire

Farinez-vous est née en 2009, quand Domitille Flichy a eu l’idée de créer une entreprise de boulangerie « inclusive et durable ».
C’est aujourd’hui une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC).
Sa gouvernance est établie selon le principe coopératif (une personne = une voix) et elle est reconnue comme faisant partie de l’Économie Sociale et Solidaire.
Elle regroupe une boulangerie dans le 12ème et deux dans le 13éme à Paris ainsi qu’une école dédiée à des publics en difficulté.

www.farinez-vous.com

Rédactrice

Domitille a pu rédiger ce guide en s’appuyant sur une activité d’analyse et de soutien à des projets distincts du sien ce qui lui assure une forme d’universalité en même temps qu’il permet une approche très concrète des solutions à mettre en œuvre.

Impossible toutefois d’occuper un poste opérationnel à plein temps dans sa boulangerie et de mener en même temps une réflexion sur son activité.

Le Fonds de dotation EKIP dont la vocation est, entre autres, de promouvoir des expériences solidaires dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie a co-financé le détachement partiel de Domitille de son entreprise.

Objectif

La boulangerie est un métier qui correspond parfaitement à un projet d’aide à l’insertion professionnelle : un travail qui s’acquière principalement par la pratique, la nécessité d’une équipe, un produit noble qui rend fier celui qui le produit et celui qui le vend …

Ce guide est destiné à faciliter la création de boulangeries solidaires qui associent pérennité économique et travail de réinsertion grâce à la preuve de concept apportée par « Farinez-vous ».

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Développement de la boulangerie au Sénégal et utilisation des ressources locales

Partenaires

L’association « ONG SOS Environnement ». Le projet implique également une coopérative de boulangères du Sénégal, coordonnée par l’ONG.
Créée en 1986 et reconnue comme ONG en 1998, SOS Environnement est une organisation de recherche scientifique spécialisée dans les domaines de la nutrition humaine et animale, ainsi que de la valorisation des produits naturels situé à Dakkar au SENEGAL.

Responsable du projet

Abdou Rahmane Tamba, Président de l’ONG SOS Environnement.

Lieu du déroulement

Principalement à Dakar et à Ngaparou où l’ONG dispose d’un centre de recherche équipé d’un four rotatif).

Objet du projet
  • Améliorer la qualité nutritionnelle du pain et valoriser les ressources locales (moringa, algues, céréales, tubercules) en identifiant les bonnes pratiques et techniques de cuisson durables.
  • Favoriser la production de pain en soutenant une coopérative de femmes boulangères pour créer des emplois et tester les solutions nutritionnelles identifiées..
Date de début du projet

17 août 2019 – Déroulé du projet :

  • Embauche d’un chargé de mission (Ibrahima Thiao) pour une durée de 6 mois à compter du 1er septembre 2019 pour réaliser l’étude technique et économique (recettes, circuits d’approvisionnement, coûts).
  • Production d’un rapport pour un projet de coopérative de boulangères
  • Mise en œuvre de la phase de production avec la coopérative de boulangères
Etat d’avancement

Le projet a été fortement ralenti par la pandémie de COVID-19.

Ibrahima Thiao a quitté le projet après sa mission de 6 mois pour un autre emploi.

En mai 2021, l’ONG a proposé de relancer les activités en utilisant le reliquat de financement pour appuyer un groupe de femmes produisant du pain enrichi et un groupe de bénévoles assurant le coaching.

Plusieurs ingrédients locaux ont été testés ou identifiés pour enrichir le pain dans le cadre du projet mené par l’ONG SOS Environnement et ses partenaires :

  • Le moringa : Identifié pour ses intérêts nutritionnels, il a été utilisé sous différentes formes pour produire des variantes de pains spéciaux.
  • Les algues marines : Elles sont étudiées comme complément nutritionnel pour améliorer la qualité des céréales et ont été testées lors de journées de dégustation.
  • La patate douce : Ce féculent, particulièrement la variété africaine à tégument blanc riche en antioxydants, est très prometteur. Un pain à la patate douce, apprécié pour ses qualités organoleptiques et nutritionnelles, a d’ailleurs fait l’objet d’une journée de dégustation spécifique en décembre 2019.
  • Les céréales locales : Le projet prévoit l’utilisation du mil, du maïs, du fonio et du riz.
  • Les légumineuses : Le niébé (haricot africain) est notamment cité dans les livrets de recettes et les travaux des chercheurs associés.
  • Le manioc : Il figure également parmi les ressources locales pouvant être intégrées dans la fabrication du pain.
  • L’Artemisia afra : Des contacts ont été pris avec un dispensaire pour tester l’incorporation de cette plante dans le pain afin de lutter contre le paludisme.

L’objectif global est d’utiliser ces ressources du territoire pour améliorer la qualité nutritionnelle du pain, notamment pour lutter contre les carences alimentaires infantiles, tout en valorisant les produits naturels locaux.

Téléchargement en ligne :

Micro-crédits pour des entrepreneurs dans les métiers de bouche

Nom du projet : Le Défi Solidaire

Objet

Favoriser le développement de micro-prêts destinés à des micro-entrepreneurs pour de petits investissements liés aux métiers de bouche (boulangerie, pâtisserie, restauration, commerces alimentaires) et à l’agriculture (culture de cacao, grains, fruits). L’objectif est d’aider ces entrepreneurs à sortir de la précarité tout en améliorant l’alimentation locale.
Le projet est international s’est déployé aux « 4 coins du monde ». Les zones géographiques concernées incluent :

  • Amérique Latine (54-55 %) : Pérou, Honduras, Nicaragua, Équateur, Haïti.
  • Afrique Subsaharienne (22 %) : Ouganda, Bénin, Togo, Sénégal.
  • Asie (17-18 %) : Indonésie, Vietnam, Philippines.
  • Autres : Europe (France/Franche-Comté), Monde Arabe (Palestine, Maroc), Azerbaïdjan.
Déroulement

L’action spécifique de micro-crédits avec la plateforme Babyloan* a débuté en 2015. La première opération phare s’est tenue entre le 1er mai et le 30 juin 2015.

  • Création d’ une plateforme internet dédiée.
  • Mobilisation : Information et motivation des chefs d’entreprise et des salariés des entreprises adhérentes à EKIP.
  • Mécanisme de financement : Les particuliers prêtent à partir de 20 €.
  • Abondement : Le Fonds de Dotation complète les sommes versées (1 € versé par le Fonds pour 1 € prêté par un salarié ; 0,50 € pour 1 € versé par l’entreprise).
  • Remboursement : Les micro-entrepreneurs remboursent mensuellement, permettant au prêteur de réinvestir ou de retirer son argent.
Fonctionnement
  • Engagement : L’entreprise doit d’abord envoyer son accord de participation en précisant le nombre potentiel de participants.
  • Mobilisation : Elle doit relayer l’information auprès de ses salariés pour les motiver à s’inscrire sur la plateforme dédiée.
  • Gestion simplifiée : Une fois le système en place, la gestion des sommes prêtées s’effectue directement entre le salarié « prêteur » et la plateforme Babyloan. L’entreprise n’a pas besoin d’intervenir dans les transactions individuelles.
  • Émulation : La plateforme permet de suivre le total des sommes prêtées par les membres d’une même société, créant ainsi une dynamique de défi collectif.
État d’avancement

Le projet a rencontré un vif succès dès son lancement : l’objectif initial de 15 000 € en 2015 a été dépassé avec 16 165 € distribués pour 30 projets.
Au 20 février 2020, l’action s’est considérablement étendue avec plus de 500 projets financés pour un montant total supérieur à 65 000 € prêtés.
Selon les données de septembre 2018, la répartition par secteur d’activité est la suivante :

  • Boulangerie, pâtisserie, restauration et commerces alimentaires (77 %) : C’est le secteur majoritaire. Il regroupe les projets de création ou de développement de petites boulangeries, de points de restauration et de commerces de proximité.
  • Agriculture (21 %) : Ces financements soutiennent la culture de grains, de fruits, de légumes ainsi que la production de cacao.
  • Énergie, fours et matériel (1 %) : Une petite partie des prêts est consacrée à l’acquisition d’équipements spécifiques nécessaires à l’activité des micro-entrepreneurs.

*Babyloan a été fondée en 2008 par l’entrepreneur social français Arnaud Poissonnier avec pour mission d’aider les populations des pays en développement à accéder à un financement indispensable via le microcrédit. Depuis sa création, Babyloan a facilité plus de 30 millions d’euros de financements auprès de sa communauté, qui a soutenu plus de 50 000 entreprises familiales dans 30 pays différents.

Confrontée à des difficultés financières, Babyloan a été racheté en 2021 par Lendahand, basée aux Pays-Bas.

Dans la continuité de ce que proposait Babyloan, Lendahand est une plateforme de financement participatif (crowdfunding) spécialisée dans l’investissement à impact. Elle permet aux particuliers de prêter de l’argent à des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi qu’à des institutions de microfinance situées dans des pays émergents ou en développement. L’objectif est de générer un impact social et économique positif sur place, tout en offrant un rendement financier aux investisseurs. www.lendahand.com.fr

Cette action a été clôturée au moment de la vente de Babyloan. Lendahand ne permet pas d’avoir un site spécifique au fonds de notation ni de sélectionner des projets centrés uniquement sur les métiers de bouche. Nous n’avons donc pas renouvelé la collaboration.

Aide à la création du fournil des Maraîchers de la Coudraie

Aménager un fournil dans l’exploitation des maraîchers de la Coudraie

Association concernée « Les Maraîchers de la Coudraie »

Créée en 2012, il s’agit d’un chantier d’insertion de production maraîchère biologique à vocation d’insertion sociale et professionnelle. L’association fait partie du réseau des Jardins de Cocagne et vise à lutter contre la précarité en proposant une activité valorisante pour un retour à l’emploi durable. Elle emploie environ 18 personnes en insertion (30 personnes au total sur l’année) sur une surface de 2,6 hectares.

« Chez Les Maraîchers de la Coudraie, nous croyons en la force du travail comme levier d’émancipation.
Grâce à un accompagnement socioprofessionnel individualisé et un contrat d’insertion, nous offrons à chaque salarié un cadre pour :

  • Retrouver confiance en soi et en ses compétences.
  • Se stabiliser et renouer avec le monde du travail.
  • Construire un projet de vie, professionnel ou personnel ».

Adresse : 271 route de Guengat, 29000 QUIMPER

Responsables du projet : Gaëlle Le Roux (Directrice) et Jean-Hubert Gilson (Président de l’association).

Objet du projet

Création d’un nouvel atelier de 65m2 de production artisanale de pains biologiques et de pizzas végétariennes. Les objectifs sont de consolider le modèle économique de l’exploitation, diversifier les activités proposées aux salariés en insertion et permettre l’aménagement du bâti sur le site.
L’approvisionnement en farines sera assuré par la ferme « Du grain au pain » située à proximité de Quimper, ce qui favorise l’ancrage territorial du projet.
Les farines fournies seront exclusivement locales et biologiques, conformément aux engagements du chantier d’insertion qui produit déjà des légumes certifiés Agriculture Biologique.
Ce choix de fournisseur s’inscrit dans la volonté globale du projet de produire du pain bio au levain tout en renforçant le modèle économique de l’association par des partenariats avec des acteurs agricoles locaux.

Date de signature de la convention de cofinancement : 5 mai 2026

Avancement programmé du projet :
  • Installation d’un fournil de 65 m² sous un hangar existant avec structure en panneaux isothermes, bardage bois, mezzanine de stockage et espace de vente ouvert sur le four.
  • Acquisition d’un four à bois, d’une chambre de pousse, d’un pétrin, d’un batteur et de matériel divers.
  • Recrutement d’un encadrant technique boulanger 2 à 3 mois avant le lancement, épaulé par un boulanger retraité bénévole et une experte RSE.
  • Production (Étape 1) : Fabrication de pains bio au levain (100 kg/semaine la première année).
  • Production (Étape 2) : Confection de pizzas végétariennes (utilisation des excédents maraîchers) et diversification vers la biscuiterie et les produits « anti-gaspi ».
  • L’étude technique est finalisée et le dépôt du permis de construire a été effectué.
    Le tour de table financier est bien avancé avec des soutiens de la Région Bretagne, de l’Agglomération (QBO), du FAPE EDF et de la Fondation Crédit Agricole.
  • En complément, lancement d’une campagne de financement participatif sur la plateforme Blue Bees.

Boulangers venus d’ailleurs

Une bande dessinée sur de jeunes migrants boulangers

Contexte

Une étude économique récente de Giovanni Peri, économiste de l’immigration de renommée internationale, démontre que l’immigration génère des bénéfices concrets pour les pays de l’OCDE. Les données révèlent que les travailleurs étrangers compensent notamment le déclin démographique contribuant ainsi à la croissance du produit intérieur brut sur le long terme.

Malgré ces preuves factuelles, il existe un décalage persistant avec l’opinion publique, souvent influencée par la désinformation politique
Le projet « Boulangers venus d’ailleurs » est né d’une initiative du Fonds de dotation EKIP.
Il mêle recherche académique et bande dessinée pour illustrer l’intégration des personnes migrantes dans la boulangerie française.

Ce métier, souvent choisi par nécessité face à la pénurie de main-d’œuvre, devient pour ces hommes et femmes un véritable levier de reconstruction personnelle et de fierté sociale. Les récits soulignent l’importance de leur contribution économique et technique, contredisant les discours politiques stigmatisants par un engagement quotidien exemplaire.

Enfin, les témoignages mettent en lumière les aspirations entrepreneuriales de ces travailleurs qui souhaitent enrichir la tradition française de leurs propres héritages culturels.
Pour illustrer cette intégration, on peut citer Le Concours National de la Meilleure Baguette de Tradition Française qui se tient chaque année à Paris.
Le lauréat 2023 comme celui de 2026 sont d’origine Sri-Lankaise et sur les 14 derniers nominés, 10 d’entre eux ont un nom à consonnance étrangère.

Porteurs du projet
  • Danielle Sénovilla, chercheur du Laboratoire Migrinter (CNRS/Université de Poitiers) a assuré le recueil des témoignages, la rédaction des textes et la mise en page.
  • Damien Cuvillier, auteur de nombreuses Bandes dessinées comme le Voleur de feux a réalisé les planches.
  • Gérard Brochoire a coordonné le projet
Financement

Fonds de dotation EKIP avec la contribution financière des Moulins Bourgeois et de la boulangerie de Franck Debieu, l’Étoile du Berger

Objet du projet

Réalisation d’une bande dessinée basée sur les témoignages de personnes d’origine migrante. Les parcours migratoires éprouvants, marqués par la violence des frontières et les incertitudes administratives, avant l’arrivée dans le secteur de la boulangerie sont largement documentés.
L’objectifs est de valoriser leur apport spécifique au métier de boulanger, de sensibiliser sur les aspects positifs de l’immigration, de souligner l’attractivité de cette filière emblématique de la culture française et de contextualiser les flux migratoires.
Des jeunes issus de l’immigration s’interrogent sur leur avenir professionnel et les jeunes boulangers français n’ont pas toujours conscience du rôle que l’immigration joue dans ce métier, cette brochure leur est plus particulièrement destinée.

Date de début du projet : 12 décembre 2025.

Déroulé du projet
  • Printemps 2025 : Identification des témoins et premiers contacts avec des boulangeries d’insertion (comme Farinez-vous) et des centres de formation.
  • Mai – Juin 2025 : Réalisation des entretiens par Daniel Senovilla (Migrinter/CNRS).
  • Juillet – Octobre 2025 : Transcription des entretiens, validation par les témoins et rédaction de la trame narrative.
  • Fin 2025 – Début 2026 : Travail de création artistique par Damien Cuvillier.
  • Avril – Juillet 2026 : Finalisation des planches (22 pages au total) et mise en couleur.

Le projet est en phase de finalisation en août 2026. Les 22 planches sont terminées. Le document sera disponible courant septembre 2026.

Aide à la création du fournil ferme Emmaüs de Maisoncelle

Porteur du projet

Association Ferme Emmaüs de Maisoncelle : www.emmaus-maisoncelle.fr

La ferme Emmaüs Maisoncelle est un lieu d’accueil pour personnes sortant de prison, visant à leur offrir des repères et à construire un nouveau projet de vie à travers l’hébergement, la vie collective et le travail. L’objet est l’insertion sociale et professionnelle via un atelier-chantier d’insertion (ACI) basé sur des activités agricoles biologiques.

Adresse : Le site est situé au lieu-dit Maisoncelle, à coté de Lusignan (86600)

Responsables : Bruno Vautherin, directeur assisté d’un conseil d’administration de 8 membres et de 5 salariés permanents.

Objet du projet

Création d’un fournil bio pour faciliter l’insertion sociale et professionnelle de personnes sortant de détention.

Le projet de la Ferme Emmaüs Maisoncelle vise à favoriser l’insertion professionnelle de plusieurs manières,
Création d’emplois directs : La mise en place du fournil permet de créer 4 nouveaux postes en insertion, complétés par un poste d’encadrant, ce qui porte la capacité d’accueil totale à 12 personnes.
Diversification des compétences : Le maraîchage seul ne suffisait pas à offrir un travail à chaque résident et présentait une rentabilité faible en raison de sa saisonnalité. Disposer de plusieurs activités permet de s’adapter à des profils différents et de proposer un travail stable toute l’année.
Développement de l’employabilité : Le métier de boulanger offre une accessibilité technique immédiate tout en renforçant les compétences professionnelles des salariés en insertion, facilitant ainsi leur retour ultérieur sur le marché du travail.

Accompagnement renforcé : Les personnes accueillies, qui sortent de détention et présentent souvent des parcours de vie chaotiques, bénéficient d’un accompagnement social et professionnel soutenu. Cet encadrement se fait en lien avec les acteurs du territoire pour aider chaque individu à construire son projet d’avenir durant son passage à la ferme, qui dure en moyenne 12 mois.
-Retrait des freins périphériques : En combinant l’hébergement, la vie collective et le travail, le projet permet aux résidents de retrouver des repères essentiels avant de retrouver une pleine liberté, s’attaquant ainsi aux difficultés cumulées d’accès au logement et à l’emploi.

La Ferme Emmaüs Maisoncelle prévoit de distribuer son pain bio à travers trois canaux principaux :
La restauration collective : Il s’agit de la cible prioritaire à terme, répondant à un besoin du territoire (notamment dans le cadre des lois EGALIM et des Projets Alimentaires Territoriaux).
Les magasins spécialisés : Le pain sera proposé dans des enseignes dédiées aux produits biologiques ou locaux.

CoopCircuits : La commercialisation passera par cette plateforme, facilitant la vente en circuit court.
Le projet prévoit également de mutualiser les moyens de commercialisation déjà en place pour l’activité de maraîchage, notamment l’utilisation du véhicule de livraison de la ferme.
La création d’un fournil de boulangerie bio dans le cadre d’atelier-chantier d’insertion (ACI) permettra donc de diversifier les activités de la ferme.

Date de début du projet

Le projet global de la ferme a débuté en 2020. L’étude d’opportunité spécifique au fournil a été menée d’avril à septembre 2024, et le projet a été validé par le CA en novembre 2024.

Déroulé du projet

Mars – juillet 2026 : Finalisation du plan de financement et prospection commerciale.
Fin mai 2026 : Obtention du permis de construire.
Juin 2026 : Sélection des artisans.
Juin – octobre 2026 : Travaux de rénovation de la grange (gros œuvre).
Octobre 2026 – janvier 2027 : Aménagements intérieurs.
Novembre 2026 – février 2027 : Installation des équipements (four, pétrin, etc.).
Février 2027 : Tests et lancement de la production.

Etat d’avancement

Au mois d’avril 2026, les études d’opportunité sont réalisées, l’organisation du travail et les débouchés sont définis, les plans d’aménagement sont validés et les premiers devis obtenus. La recherche de financements est en cours et le permis de construire a été déposé.

Ce projet est en cours de construction, il n’a pas encore fait l’objet d’une convention avec le Fonds de dotation.